Nutrition sportive {Sans gluten ni lactose}

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Chaque marathon est différent. C’est toujours un moment à la fois excitant et stressant d’en prendre le départ. On est réveillé tôt parce qu’on a mal dormi, on se prépare la boule au ventre, on accroche son dossard, on vérifie sa puce sur les chaussures, on contrôle son cardiofréquencemètres… En se rendant sur la ligne de départ, les yeux encore un peu endormis, on croise d’autres coureurs, on peut lire un peu d’inquiétude sur leurs visages mais beaucoup de sourires. Le marathon c’est une fête où chacun sait que tout peut se passer. On rejoint son sas de départ, chacun gère le stress comme il peut. Certains fanfaronnent, d’autres restent murés dans le silence ; les écouteurs bien calés, je perçois à peine le brouhaha qui m’entoure. Autour de moi, on parle français, allemand, anglais, italien, espagnol… Et c’est le coup de feu. Tandis qu’une grappe de ballons rouges s’envolent vers le ciel, l’immense foule se met enfin en mouvement dans un déluge de cris, de hurlements, d’applaudissements pour se donner du courage sans doute et célébrer le fait d’être là, tous ensemble. 43 000 personnes. Il faudra quelques minutes avant qu’à mon tour je puisse trottiner lentement. A ce moment là, j’ai les yeux rivés sur mon cardio et vérifie ma vitesse pour résister à cette foule qui m’emporte et instaurer malgré elle, mon rythme de course ; celui que je maintiendrai tant que possible jusqu’au bout… L’aventure est lancée. Une aventure humaine, sportive et une communion avec soi aussi. On est prêt dans la tête, mais le doute parfois est là, face à la préparation plus ou moins bonne qu’on a pu réaliser, se disant que les jours sans, ça arrive aussi, mais pas ce jour-là… Face à tous ces sentiments contradictoires, l’approche nutritionnelle est fondamentale et rassurante. Alors les meilleurs finiront en un tout petit peu plus de 2 heures quand les derniers mettront plus de 7 heures pour rejoindre la ligne s’ils y parviennent. Ce jour là, à Berlin, j’ai mis 4h15 mais au final peu importe le temps d’arrivée, maintenant tout le monde vous dit que vous êtes un « marathonien »… Alors, la nutrition sportive quand on est intolérant au gluten et au lactose, ça donne quoi ? Quelles sont les choses qui sont proposées, adaptées à nos besoins ? Petit point utile…

Cela faisait longtemps que je voulais publier un post sur ce sujet. Vous l’avez surement compris si vous suivez un peu régulièrement le blog, je cours beaucoup et depuis longtemps. Le sport a toujours fait partie de ma petite vie, mais la course à pieds tient une place à part. Peut-être parce que j’ai vu mon père courir des marathons et que je me suis toujours dit « un jour moi aussi ». A l’époque, j’étais sur le bord de la route à encourager tous ces gens qui allaient au bout d’eux même, certains très très mal. Et sur le moment je ne les enviais pas, non, pour moi le sport ne doit pas rimer avec souffrance. Mais j’avais compris qu’ils vivaient un moment à part, une émotion forte et particulière que j’avais envie de vivre aussi. Et puis, je trouve que le marathon, c’est une épreuve mythique. L’histoire de Philippidès, ce messager grec qui aurait parcouru un peu plus de 40 kms entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses en 490 av. J-C. à l’issue de la bataille de Marathon. Arrivé à bout de souffle, il y serait mort après avoir délivré son message. C’est ce qui fait la légende du marathon et toute la force de cette épreuve… Alors, j’ai couru beaucoup de semi-marathons (21 kms) le premier avec mon père, jusqu’à mon premier marathon (42,195 kms), le marathon des Alpes Maritimes Nice-Cannes avec mon frère (le sport, c’est aussi une histoire de famille chez nous). Avant ce premier marathon (magnifique parcours le long de la mer), je n’avais jamais porté attention à la nutrition alors je suis partie avec quelques gels et une boisson énergétique dans mes gourdes, consciente que de toute façon, il y avait des ravitaillements tout le long du parcours. Pour moi le marathon, c’était d’abord une préparation régulière durant les semaines, les mois qui précèdent le jour J et le mental surtout. J’avais lu des choses sur le fameux « mur des 30  » (30ème kilomètre) et je n’y croyais pas. Je me disais, le mur des 30 c’est dans la tête ! Et ce jour-là, j’ai compris malgré moi que c’était aussi dans les jambes ! Quand votre corps s’arrête parce qu’il n’a plus de carburant, que vos jambes ne vous portent presque plus alors que vous vous sentez bien dans votre tête, vous percevez (non sans inquiétude) votre organisme basculer sur une autre réserve énergétique et il se passe trois-quatre kilomètres qui vous paraissent bien longs et très surprenants à vivre de l’intérieur… Après cela, je me suis penchée sur cette approche nutritionnelle pour ne pas commettre la même erreur pour les marathons qui ont suivi, Berlin et Paris. Et depuis, je pars toujours avec mes ravitaillements, mon plan d’alimentation tout le long de la course et un déjeuner étudié pour ça. Ayant depuis été diagnostiquée clairement intolérante au gluten, les choses se sont compliquées car plus rien n’était prévu pour moi. Et il y a de cela plusieurs mois, la marque Punch Power (depuis 20 ans sur le marché de la diététique sportive) a sorti une gamme sans gluten ni lactose, Bio, sans conservateurs, ni colorants et agréée par l’AFDIAG. A ma connaissance, c’est la seule sur le marché qui s’est penchée sur la question. On y retrouve le gâteau d’avant l’effort, qu’on dégustera le matin avec un thé ou autre avant le départ. Auparavant, j’étais une habituée du GatoSport Overstim’s, plutôt bon et proche du pain d’épices dans la forme. Celui-ci est aux amandes (forcément) mais il existe aussi d’autres goûts : Chocolat, Noisettes, Coco-Chocolat, à vous de voir mais en tout cas il est largement plus gouteux que le GatoSport. On retrouve aussi le Maltodextrine qu’on prend les 3 jours précédents la course pour augmenter ces réserves de glucides (ça évite d’ingurgiter des kilos de pâtes, dans notre cas de toute façon impossible…), le BioDrink énergétique et antioxydant à boire tout le long de l’épreuve pour une bonne hydratation et compenser les pertes d’énergie (là aussi, plusieurs goûts différents). Il existe aussi des gels à prendre régulièrement pendant la course (en général, 1 tous les 5 kms) dont il faudra bien en vérifier la composition car si certains sont à base de sirop de blé (et donc proscrits), d’autres sont composés à base de sirop d’agave ou encore stipulés « sans gluten » et tout cela avec une grande variété de goûts… Cette fois, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas vous aligner sur la ligne de départ d’un semi ou d’un marathon car vous avez désormais tout ce qu’il vous faut pour vous mettre en bonnes conditions et aller au bout ! Après toutes ces années de running, je suis convaincue que n’importe qui peut passer la ligne, fier de ce qu’il a accompli et heureux d’avoir vécu un moment unique…

Crédits photos : ©réglisseetmarmelade2014


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