Lifetime 16// Mon carnet Basque {Faro de Higuer}

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Le Faro de Higuer. Il est haut perché et difficile à trouver ce Cap du Figuier mais quel endroit magnifique ! Pourtant ce jour-là, il ne faisait pas beau. Nous sommes arrivés là-haut sous un ciel bas dans une bruine épaisse, mêlée de pluie et de vent froid. Mais le temps change vite au Pays Basque ! Et quelques minutes plus tard, le soleil chassait les nuages pour se faire une place jusqu’à l’averse suivante… Peu importe, j’ajouterais même que la météo se jour-là rendit grâce à cet endroit atypique et contribua à créer une ambiance vraiment particulière. J’avais lu des choses sur ce lieu et j’avais envie un jour d’y aller « pour voir »… Alors ne me demandez pas comment on y va, car nous nous sommes perdus dans les rues d’Hondarribia (Fontarrabie en français et Fuenterrabia en espagnol), la ville espagnole où se situe le Cap du Figuier. Aucune indication probante et aucun de nous ne parle l’espagnol, en toute logique nous décidons de poursuivre un peu au hasard, mais en direction de l’océan et de ce qui pourrait ressembler à un « cap ». Au final, on tombe sur le port de la ville et là quelques indications nous mènent à une route étroite qui nous conduit jusqu’en haut de la colline, 800 m plus loin, où nous tombons face à cette maison curieuse et son phare imposant. En réalité, le Cap du Figuier domine la côte Cantabrique et se trouve à l’extrémité nord-occidentale des Pyrénées, à l’extrémité du Jaizkibel que nous avions l’intention de découvrir aussi par la même occasion…

CarnetBasqueFaroDeHiguer

Au sommet de la colline, il y a cette maison symétrique, son phare fier et haut datant de 1878 et ce panneau rouillé Faro de Higuer, tout droit sorti d’un film. L’atmosphère est singulière, cette maison qui parait esseulée, en réalité ne l’est pas. Lorsqu’on s’approche, on découvre un jardin sommaire mais bien entretenu, une voiture et des rideaux aux fenêtres. Quelqu’un habite donc ici ? Il a d’ailleurs quelques voisins… Le sommet de cette colline est une impasse, au fond de laquelle se trouve un camping et son restaurant. Il y a des sentiers de randonnées un peu partout autour de nous. Nous contournons la maison et empruntons celui qui longe la demeure et descend la colline en direction de l’océan. Tout est sauvage ici ; les ronces, les fougères et les mûres poussent à foison et la végétation tout entière s’agrippe à la pente et semble vouloir tenir tête aux vents et aux tempêtes qui doivent souvent secouer les lieux. Quelques mètres plus loin, la pente descend plus fort et le panorama nous saisit. Une côte accidentée, des roches à vif qui perforent l’océan et la petite île d’Amuitz baignant dans un camaïeu de bleus parfait ! Le lieux est calme, apaisant et il flotte dans l’air comme un sentiment de bout du monde. C’est un endroit insolite dont j’aurais aimé profiter plus longtemps ; savourer la sérénité qu’il dégage et contempler cet horizon fabuleux. De là, nous apercevons toute la côte française et la corniche dont je vous ai parlé l’autre jour De là, nous devinons les criques inaccessibles et les flancs déserts du Jaizkibel qui se jette, abrupt, dans l’océan. Il est désormais temps d’aller voir cela d’un peu plus près…

CarnetBasqueJaizkibel

Chaque matin, lorsque je cours le long des plages d’Anglet, j’aperçois au loin la Rhune, souvent coiffée d’un joli nuage qui disparait dans la journée, et plus à droite, trois vagues de verdures qui se détachent de l’horizon. C’est le Jaizkibel. Ce nom vous dit peut-être quelque chose… En effet, il est le terrain d’une classique cycliste professionnelle très connue qui se déroule chaque année le samedi suivant la fin du Tour de France : la Clasica San Sebastian. Mais même si vous n’êtes pas cycliste, il faut parcourir cette route sublime qui longe la côte déchiquetée entre Hondarribia (Fontarabie) et Donostia (San Sebastian) où de nombreux points d’arrêts permettent de profiter pleinement du panorama. Ce géant vert s’étend sur la côte basque, le long du golfe de Gascogne entre le Cap du Figuier et le port industriel de Pasaia. Il est parcouru d’un sentier de grande randonnée qui passe par la ligne de crête. On y croise des tour fortifiées, vestiges de son histoire, quelques moutons bienheureux et des vaches en pâture. C’est un endroit vallonné, aux mille variations de vert, un bonheur à contempler !

C’est fini pour les carnets d’été de cette année ! On verra l’été prochain…

Crédits photos : ©réglisseetmarmelade2014


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3 Responses

  1. Ah la la… quelle belle région !

  2. Les photos qui te donnent envie de te barrer là bas, direct
    WAOUH <3

  3. Blandine dit :

    Quel bonheur ce post, en ce jour de reprise ! Tes photos sont sublimes et ton récit plein de poésie…

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